<rss version="0.91"><channel><title>Les travaux de Michel Herreria</title><link>http://www.michelherreria.com/</link><description>Les travaux de Michel Herreria</description><language>fr</language><item>		<title>Sans temps</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=248</link>		<date>2024-09-21 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Visanstemps.png" align="left" hspace="5">En 1568, Brueghel l'Ancien peint La parabole des aveugles, en r&#233;f&#233;rence au r&#233;cit n&#233;o-testamentaire de Mathieu et Luc . Six personnages aveugles se suivent en se tenant par l'&#233;paule. Le premier d'entre eux est d&#233;j&#224; tomb&#233;. Dans sa chute, il va entra&#238;ner les cinq autres malheureux. La composition qui traverse le tableau dans une longue diagonale induit d'elle-m&#234;me la chute inexorable de l'ensemble des personnages. A la fois Art Sacr&#233; et peinture de paysage, Brueghel repr&#233;sente la finitude des hommes dans un monde aux couleurs gris, brun, vert tamis&#233; qui les enferme et les condamne au d&#233;sespoir. En 1890, Maurice Maeterlinck &#233;crit et fait jouer sa pi&#232;ce Les aveugles, pi&#232;ce en un Acte qui reprend la parabole, elle aussi, en introduisant dans le th&#233;&#226;tre une nouvelle approche du r&#233;cit : les com&#233;diens cens&#233;s &#171; voir &#187; o&#249; ils vont confient cette t&#226;che au public qui, seul, assiste impuissant au d&#233;sastre imminent.
	Ces deux r&#233;f&#233;rences nous guident pour approcher les &#339;uvres de Michel Herreria dans le contexte de son exposition Sans temps qui se d&#233;roule au Bois Fleuri de Lormont. &#171; Sans temps &#187; signifie &#224; la fois l'histoire personnelle de Michel Herreria avec les Centres d'Arts de cette ville qu'il conna&#238;t depuis les ann&#233;es 80 ; &#171; sans temps &#187; signifie aussi que l'histoire de l&#8217;&#339;uvre de l'artiste n'a de cesse de rassembler, p&#233;riode apr&#232;s p&#233;riode, des pr&#233;occupations similaires, d&#233;clin&#233;es comme autant de suites ou de variations d'un m&#234;me projet de conversation avec les Ma&#238;tres anciens, avec le th&#233;&#226;tre d'avant-garde et avec les enjeux les plus actuels de la repr&#233;sentation picturale. Le rapprochement avec le th&#233;&#226;tre, ses machineries, son histoire sc&#233;nographique, est incontestable : tous ses personnages naissent du fond abstrait des peintures sur bois du d&#233;but de la d&#233;cennie 1985-1995, auxquelles ils r&#233;sistent par des postures chor&#233;graphiques, erratiques, instables et qui prennent peu &#224; peu le dessus en imposant une relative simplification des sc&#232;nes, ou d&#233;cors. Les fonds commencent d'abord par une certaine violence, des lignes se superposent et s'entrechoquent plus qu'elles ne s'entre-m&#234;lent. La composition, h&#233;rit&#233;e des grands abstraits espagnols de la second moiti&#233; du XX&#232;me, tous travers&#233;s par un sentiment contrari&#233; entre la mat&#233;rialit&#233; du support et un attachement persistant au symbolisme, ne cesse d'introduire les questions br&#251;lantes de la condition humaine. Mais peu &#224; peu, ce fond s&#233;v&#232;re s'adoucit au tournant du milieu des ann&#233;es 90 pour introduire de fa&#231;on plus intense la pr&#233;sence de figures, de personnages, d'&#234;tres en errance. Ce th&#233;&#226;tre est celui de personnages comme ceux de Maeterlinck ou Beckett aux prises avec une logique de l'enlisement, de l'&#233;touffement, de l'&#233;puisement et de l'impuissance qui engendrent un ent&#234;tement absurde . Alors ce sont les gestes parodiques eux-m&#234;mes &#8211; parodiques d'eux-m&#234;mes &#8211; qui d&#233;finissent les espaces. A partir des ann&#233;es 2000, ce sont vingt ann&#233;es de personnages clownesques, esseul&#233;s, &#233;gar&#233;s qui se succ&#232;dent de peintures en pastels et cartes &#224; gratter. La s&#233;rie Les gangues du politique constitue peut-&#234;tre la d&#233;monstration de ce basculement : les &#171; aveugles &#187; de Brueghel et Maeterlinck se manifestent de mani&#232;re &#233;clatante. Des malheureux, de pauvres h&#232;res, prisonniers d'une ar&#232;ne labyrinthique, plong&#233;s dans le noir de ce fond indiff&#233;renci&#233;. Ce noir intemporel &#8211; sans temps &#8211; des aveugles qui se suivent la main pos&#233;e sur l'&#233;paule et s'entra&#238;nent tous dans la chute, Baudelaire le d&#233;crit ainsi dans Les fleurs du mal :

&#171; Contemple-les, mon &#226;me ; ils sont vraiment affreux !
Pareils aux mannequins ; vaguement ridicules ;
Terribles, singuliers comme les somnambules ;
Dardant on ne sait o&#249; leurs globes t&#233;n&#233;breux. &#187;

Faut-il penser l'existence comme une absurdit&#233; de bout en bout ? Nous est-elle donn&#233;e comme &#224; des aveugles de naissance qui cherchent une autre mani&#232;re d'&#234;tre au monde ? Les &#339;uvres de Michel Herreria ne repr&#233;sentent-elles que cette condition humaine &#224; la fois lucide et tragique ?
Pas seulement ! Les personnages, m&#234;me esseul&#233;s, m&#234;me &#233;gar&#233;s, parlent et conversent pour survivre. Ils gesticulent, ils se r&#233;voltent. Dans l'engluement g&#233;n&#233;ralis&#233;, ils s'insurgent et contestent &#224; la fois leur monde et leur &#233;tat. Bien qu'&#233;gar&#233;s, ils construisent des souvenirs, peut-&#234;tre incertains, mais ils nous livrent des images que nous, spectateurs, regardons et r&#233;v&#233;lons pour eux.    

Troisi&#232;me aveugle-n&#233;.
&#171; Nous avons abord&#233; par hasard

La plus vieille aveugle.
Je viens d'un autre c&#244;t&#233;...

Deuxi&#232;me aveugle-n&#233;.
D'o&#249; venez-vous ?

La plus vieille aveugle.
Je n'ose plus y songer... Je ne m'en souviens presque plus quand j'en parle... il y a trop longtemps... il y faisait plus froid qu'ici

La jeune aveugle.
Moi, je viens de tr&#232;s loin...

Premier aveugle-n&#233;.
D'o&#249; venez-vous donc ?

La jeune aveugle.
Je ne pourrais pas vous le dire. Comment voulez-vous que je vous l'explique ?
C'est trop loin d'ici ; c'est au-del&#224; des mers. Je viens d'un grand pays... Je ne pourrais vous le montrer que par des signes ; mais nous n'y voyons plus... j'ai err&#233; trop longtemps [&#8230;]. &#187;


La s&#233;rie des cartes &#224; gratter, initi&#233;e dans les ann&#233;es 90, d&#233;crit farouchement cette &#171; situation &#187; que Sartre affirme comme moment du choix et de la libert&#233;. Dans l'&#233;garement et le tragique d'une existence assombrie par les obstacles incessants, le choix s'impose comme r&#233;volte venant de soi : l'engagement est une condition existentielle. Vivre, parler, agir c'est s'engager dans un monde inconnu, dans des espaces incertains, dans des relations &#233;quivoques. Face &#224; l'obscurit&#233;, le rayonnement de nos actions construit des lignes, des sch&#233;mas par la force de nos d&#233;sirs.
Mais tout semble malgr&#233; tout un peu vain... Sans sombrer dans le d&#233;sespoir, les personnages (ces anti-h&#233;ros, histrions du quotidien) de Michel Herreria ne gesticulent que &#171; pour la forme &#187;... pour se sauver de l'effondrement. Si les Aveugles de Brueghel et Maeterlinck continuent d'avancer vers leur chute inexorable, ces personnages peints, gratt&#233;s ou dessin&#233;s semblent tirer les le&#231;ons de l'histoire : ils parlent et assument une fixit&#233; qui est peut-&#234;tre leur vraie place.
Les derniers mots de Bartleby dans la nouvelle &#233;ponyme de Melville ne sont-ils pas dans la tr&#232;s belle adaptation cin&#233;matographique avec le troublant Michael Lonsdale et l'&#233;nigmatique Maxence Mailfort  : &#171; Je pense que vous savez, Monsieur, que nous ne nous reverrons plus. Je sais o&#249; je suis. &#187;
C'est ce &#171; je sais o&#249; je suis &#187; qui questionne. Fran&#231;ois Bon traduit ainsi les derniers &#233;changes ainsi :
 
&#8211;	&#171; Bartleby !
&#8211;	Je vous reconnais, dit-il, sans m&#234;me se retourner, mais je n&#8217;ai rien &#224; vous dire.
- Ce n&#8217;est pas moi qui vous ai amen&#233; ici, Bartleby, dis-je, pein&#233; durement de sa suspicion implicite. Et pour vous, ce n&#8217;est pas un lieu si ex&#233;crable. On n&#8217;a rien &#224; vous reprocher, pour vous maintenir ici. Et regardez, ce n&#8217;est pas un endroit si triste qu&#8217;on pourrait le penser. Regardez, vous avez le ciel, vous avez de l&#8217;herbe...
- Je sais o&#249; je suis &#187;, r&#233;pondit-il [&#8230;]  &#187;

Cette sentence est-elle charg&#233;e de la m&#233;lancolie baudelairienne avou&#233;e par l'auteur des Fleurs du mal : &#171; Vois, je me tra&#238;ne aussi ! mais, plus qu&#8217;eux h&#233;b&#233;t&#233; &#187; renvoyant par l&#224; m&#234;me &#224; la situation du po&#232;te et de l'artiste ? Non, Michel Herreria sait o&#249; il est ; il n'est pas h&#233;b&#233;t&#233;. Cette sentence porte-t-elle l'ironie d'un Bartleby qui se joue de la pauvre description faite par son ancien employeur, comme derni&#232;re satire des autres et de lui-m&#234;me ? Non, Bartleby n'est ni victime, ni &#224; la distance qui rend le sarcasme possible ou l&#233;gitime. Misons sur autre signification &#224; la lumi&#232;re des &#339;uvres de Michel Herreria : ce &#171; je sais o&#249; je suis &#187; est enfin la r&#233;ponse aux aveugles qui cherchent leur chemin ; elle est aussi la r&#233;ponse de Mercier et Camier ;  elle est aussi celle de Vladimir et Estragon... plus encore, elle est la r&#233;ponse de tous ces personnages angoiss&#233;s du roman moderne. Cette r&#233;ponse est &#171; Indolore &#187;, &#171; Sans nom &#187;, &#171; Qui r&#233;p&#232;te l'histoire ? &#187;, titres des carnets &#224; spirales de l'artiste, produits &#171; sans temps &#187; v&#233;ritable, sans date, sans lieu, sans l'isolement silencieux de l'atelier, sans destin qu'il leur souhaite...  &#171; Je sais o&#249; je suis &#187;, donc : nulle part et partout simultan&#233;ment ; sans errance ni destination... pr&#233;sent ici et maintenant, pleinement et absolument singulier. Unique et invincible.
La chute des aveugles n'existe pas ; l'errance des identit&#233;s incertaines n'existe pas ; la m&#233;lancolie des po&#232;tes et des artistes n'existe pas ; seul le signe, lib&#233;r&#233; de toute recherche, assumant la r&#233;p&#233;tition sans jamais atteindre la saturation, comme un simple geste gratuit pris dans sa propre pr&#233;sence,  autonome, autarcique, autochtone... d&#233;montre que l'immobilit&#233; est vraisemblablement la seule v&#233;rit&#233; qui vaille, la seule v&#233;rit&#233; &#171; sans temps &#187; dans laquelle toute gesticulation et tout mouvement &#8211; en peinture particuli&#232;rement &#8211; recherche l'arr&#234;t au lieu propice.

J&#233;r&#244;me Diacre


]]></description></item><item>		<title>Comment c'est </title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=247</link>		<date>2023-04-27 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Viecomment.jpg" align="left" hspace="5">Des pl&#226;tres au plus pr&#232;s de la terre. Des personnages au plus pr&#232;s du sol. Les &#339;uvres de Michel Herreria proposent une &#233;trange exp&#233;rience : il semble que ses plaques de pl&#226;tre sont extraites de temps anciens, comme issues de fouilles arch&#233;ologiques. Les asp&#233;rit&#233;s, les morceaux manquants, les trous&#8230; racontent d&#8217;abord l&#8217;histoire d&#8217;une mati&#232;re que l&#8217;on a exhum&#233;e, d&#233;voil&#233;e, r&#233;v&#233;l&#233;e ou bien invent&#233;e comme on dit &#224; propos des tr&#233;sors. Elles sont donc d&#8217;abord des curiosit&#233;s invent&#233;es. La puissante dimension insolite surprend au premier regard. Les motifs sont indiciels : effac&#233;s, incomplets, form&#233;s de collages, d&#8217;incrustations, us&#233;s, gratt&#233;s et t&#226;ch&#233;s par des macules color&#233;es. Le pl&#226;tre et la terre se m&#234;lent pour cr&#233;er une expressivit&#233; sans &#233;poque, sans origine, presque mythologique&#8230; L&#8217;effet de fresques miniatures compte pour beaucoup. Fresco-secco, la m&#233;thode du pl&#226;tre peint est tr&#232;s ancienne. Michel Herreria conna&#238;t bien cette histoire et joue avec.  

C&#8217;est fini ce n&#8217;&#233;tait pas un r&#234;ve je ne r&#234;vais pas &#231;a ni un souvenir on ne m&#8217;a pas donn&#233; de souvenirs cette fois c&#8217;&#233;tait une image comme j&#8217;en vois quelque fois dans la boue comme j&#8217;en voyais

On invente mais comment savoir imaginaire r&#233;el on ne peut pas ou ne dit pas quelle importance c&#8217;est important &#231;a l&#8217;&#233;tait &#231;a c&#8217;est magnifique une chose

Toutefois, si l&#8217;histoire de l&#8217;art et ses techniques sont importantes, les propositions de Michel Herreria reposent sur un faisceau d&#8217;autres motifs et mobiles. Le visiteur est conduit sur les chemins subtils et complexes de l&#8217;interpr&#233;tation des signes. L&#8217;historien de l&#8217;art italien Carlo Ginzburg est peut-&#234;tre le sp&#233;cialiste contemporain du d&#233;chiffrement et de l&#8217;interpr&#233;tation. Ses ouvrages et articles ne cessent de rappeler le r&#244;le des &#171; traces, signes et pistes &#187; n&#233;cessaire &#224; la compr&#233;hension et l&#8217;identification d&#8217;une &#339;uvre d&#8217;art. Par cette s&#233;rie de pl&#226;tres, Michel Herreria invite le visiteur, le collectionneur, l&#8217;amateur &#224; devenir tour &#224; tour Sherlock Holmes et Sigmund Freud comme le sugg&#232;re l&#8217;historien. L&#8217;analogie va m&#234;me jusqu&#8217;&#224; la m&#233;decine : &#171; et, comme celle du m&#233;decin, la connaissance historique [des &#339;uvres d&#8217;art] est indirecte, indicielle et conjecturale. &#187;[1] . Et nous savons que le pl&#226;tre r&#233;pare les os&#8230;

Une voix humaine l&#224; &#224; quelques centim&#232;tres mon r&#234;ve voire peut-&#234;tre une pens&#233;e humaine si je dois apprendre l&#8217;italien &#233;videmment ce sera moins dr&#244;le



Dans le noir la boue a t&#234;te contre la sienne mon flanc coll&#233; au sien mon bras droit autour de ses &#233;paules il ne crie plus nous restons ainsi un bon moment ce sont de bons moments

Dans ce faisceau de signes donc, le t&#233;moignage le plus important est le titre de l&#8217;exposition Comment c&#8217;est. Il s&#8217;agit du titre &#233;ponyme d&#8217;un ouvrage de Samuel Beckett publi&#233; en 1961. Toutes les didascalies de ce texte, ici, sont des citations de l&#8217;ouvrage. &#171; Comment c&#8217;est &#187; &#8211; commencer &#8211; est donc d&#8217;abord un jeu de signifiants. Le r&#233;cit de Beckett est une sorte de monologue sans ponctuation. Avant Pim, personnage &#233;trangement absent qui est l&#8217;objet de tout le r&#233;cit, pendant Pim et apr&#232;s Pim. Ce sont les trois parties qui structurent texte de Beckett. Avec cette exposition, Michel Herreria affirme de nouveau que les arts visuels sont aussi en mesure de produire une interpr&#233;tation en images et en mati&#232;res de textes litt&#233;raires. Une interpr&#233;tation et non une illustration ; que cela soit clair. Le texte de Samuel Beckett est sans ponctuation. Il se compose d&#8217;une suite des blocs de textes qui se succ&#232;dent et se s&#233;parent gr&#226;ce &#224; un simple espace. Tout semble indiquer que la forme est celle de versets, de fragments ou de chants. De chants ou de cris, de r&#226;les peut-&#234;tre&#8230; de murmures certainement. Les p&#226;tres apparaissent comme des stations ou des cercles. L&#8217;art de la fresque que Michel  Herreria admire tant chez Giotto fait partie des signes et des indices que le regardeur est invit&#233; &#224; d&#233;couvrir.

Je ne distingue pas les paroles la boue les &#233;touffe ou c&#8217;est une langue &#233;trang&#232;re il chante peut-&#234;tre un lied dans le texte original c&#8217;est peut-&#234;tre un &#233;tranger

J&#8217;entends dire moi encore le murmure dans la boue et suis encore

                             du r&#233;cit de Beckett. Ils sont en retrait &#8211; en r&#233;serve. Ces absences, comme dans le texte sans ponctuation, n&#233;cessite un certain travail de d&#233;chiffrement et de reconstitution. Ce sont des silhouettes, des profils, des membres qui surgissent des profondeurs du pl&#226;tre ou de la &#171; boue &#187; beckettienne. Impr&#233;cis, ind&#233;termin&#233;s, ils gesticulent et s&#8217;adressent d&#8217;&#233;ventuelles paroles imperceptibles. Que se disent-ils ? Des r&#233;cit de r&#234;ves ou de cauchemars ? Parlent-ils de leurs enfermements dans des espaces, des sc&#232;nes, des ar&#232;nes qui d&#233;limitent leurs &#233;changes ? La chose &#171; est impossible &#224; dire &#187;.

Que c&#8217;&#233;tait forc&#233;ment l&#8217;autre l&#8217;ancien dont elle me disait que je l&#8217;avais subi puis quitt&#233; pour aller vers Pim moi subi puis quitt&#233; pour aller vers son autre &#224; lui

D&#8217;ailleurs la chose semble impossible

Aussi justes que le n&#244;tre mais moins exquisement organis&#233;s

L&#8217;exposition &#171; Comment c&#8217;est &#187; pr&#233;sente aussi une grande photographie murale de l&#8217;atelier de l&#8217;artiste. Le lieu de production des &#339;uvres fait, lui aussi, son apparition comme le hors-champ indispensable. Il est peut-&#234;tre l&#8217;ultime signe, trace ou indice pour comprendre les &#339;uvres. S&#8217;il est surdimensionn&#233;, comme pour contraster avec la fragilit&#233; des &#339;uvres, c&#8217;est aussi pour affirmer que l&#8217;atelier d&#233;finit la production des &#339;uvres d&#8217;art comme le bureau d&#233;finit l&#8217;&#233;criture. Ce hors-champ de l&#8217;atelier, habituellement secret, est d&#233;voil&#233;. Mais est-ce v&#233;ritablement le d&#233;voilement d&#8217;un secret ? On peut en douter. Il s&#8217;agit plus certainement d&#8217;introduire encore une autre dimension de signes et d&#8217;indices non moins &#233;nigmatiques. Mais dans le dialogue entre les &#339;uvres et ce th&#233;&#226;tre de l&#8217;atelier, un monde s&#8217;ouvre au regard. Ce monde est l&#8217;ensemble des fils tiss&#233;s, nou&#233;s, tendus entre les d&#233;tails de part et d&#8217;autre. Au centre de ce maillage, le visiteur construit son propre r&#233;cit&#8230; son rythme et sa langue, avec ou sans ponctuation.   

J&#233;r&#244;me Diacre 2023]]></description></item><item>		<title>Les &#233;cluses de la pens&#233;e</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=245</link>		<date>2022-10-18 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Vi ecluses.png" align="left" hspace="5">(...)Dans le palais des glaces, ce sont maintenant  les reflets &#224; l'infini qui se m&#234;lent au sentiment d'enfermement. Alors que l&#8217;homme tente d'&#233;chapper &#224; celui qui veut l'abattre et rompre avec celle qu'il aime, les coups de feu brisent les miroirs et l'absence de rep&#232;re accro&#238;t la confusion des espaces.(...)Extrait J&#233;r&#244;me DIACRE]]></description></item><item>		<title>Jardin de candide</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=246</link>		<date>2022-09-20 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Vicandide.png" align="left" hspace="5">-]]></description></item><item>		<title>Rid'&#338;il</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=244</link>		<date>2022-01-05 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Viridoeil.jpg" align="left" hspace="5">&#171; Rid&#8217;&#339;il &#187; , Impression sur tissu, 11 m x 3,66 m, 2020 . Michel Herreria
Ce rideau est un double clin d&#8217;oeil d&#8217;une part &#224; l&#8217;architecture de la MECA et aux activit&#233;s des trois agences r&#233;gionales et d&#8217;autre part une traverse&amp;#769;e catalogue de trente anne&amp;#769;es de collaboration avec Didier Vergnaud, fondateur de l&#8217;Affiche litte&amp;#769;raire et artistique . &#201;ditions de le BLEU du CIEL.

&#171; Rid&#8217;&#339;il &#187; , Impression sur tissu, 11 m x 3,66 m, 2020 .
Commande partag&#233;e entre ALCA et les &#233;ditions le Bleu du CIEL.
]]></description></item><item>		<title>Effranger le monde</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=243</link>		<date>2021-06-18 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Vieffranger copie.jpg" align="left" hspace="5">Les &#339;uvres de Michel Herreria apparaissent d&#8217;abord sur ce fond noir, pas totalement opaque, mais mat et dense, parfois comme une sorte de quadrillage en nuances de gris. De l&#224;, les personnages prennent place, se distinguent par une ligne blanche, rarement claire. Les profils comme les gestes sont vibratoires, h&#233;sitants, impr&#233;cis. Les personnages eux-m&#234;mes sont troubles, doubles, triples... ils se confondent. Ils regardent autour d&#8217;eux, l&#232;vent la t&#234;te pour observer ou &#233;couter. D&#8217;autres, plus imposants mais plus impr&#233;cis s&#8217;adressent &#224; eux en se penchant. Grosse t&#234;te qui parle &#224; de plus petites. Jeu de domination, d&#8217;informations qui circulent, d&#8217;injonctions, prescriptions, sermonts prononc&#233;s... Th&#233;&#226;tre du quotidien, ar&#234;ne de travailleurs envahis par un &#171; impitoyable esprit de s&#233;rieux &#187; dont Theodor Adorno (Minima moralia) rappelle qu&#8217;il soutient le d&#233;ploiement d&#8217;&#171; activit&#233;s de fa&#231;ade &#187;. Michel Herreria de cesse de superposer des plans, plan color&#233;s qui entourent et divisent de sombres acteurs. Activit&#233;s de fa&#231;ade, de m&#233;diations, de m&#233;diations de m&#233;diations... La vie moderne ; notre vie moderne.

Et puis viennent les couleurs dont on pourrait dire qu&#8217;elles appartiennent &#224; celles du Moyen &#194;ge. Cette vivacit&#233; qui se d&#233;tache d&#8217;un fond inexorablement noir est saisissante. Elle rappelle les enluminures, miniatures de sc&#232;nes figur&#233;es, d&#8217;images ins&#233;r&#233;es, cartouches et bandeaux. Le rouge, le bleu, l&#8217;orang&#233; et le vert dominent. Respectivement oxyde de plomb, l&#8217;oxyde de cobalt, le mercure, l&#8217;arsenic, le cuivre... toute une chimie dont Michel Herreria reprend les codes.

Les peintures sur papier de Michel Herreria d&#233;roulent des espaces infinis, dont &#171; le centre est partout, la circonf&#233;rence nulle part &#187; comme l&#8217;&#233;crit Pascal (Pens&#233;e I). Personnages en prise avec leurs vaines pr&#233;tentions, soumis &#224; des injonctions qui rel&#232;vent de leur propres imaginaires, se d&#233;battant comme de pauvres diables dans le magma inconsistant de la r&#233;alit&#233; sociale... cette &#233;trange satire qui nous est pr&#233;sent&#233;e ici ressemble &#224; une suite de stations, stations de nos passions, de nos errances quotidiennes.

&#171; Effranger le monde &#187;, c&#8217;est laisser couler, ruisseler depuis les miniatures qui se dispersent comme des centres perdus dans un espace infini... jusqu&#8217;au bord du plan ou de la page. Peindre c&#8217;est &#233;crire, &#233;crire c&#8217;est aussi peindre d&#8217;une certaine fa&#231;on. C&#8217;est en tout cas ouvrir les pages d&#8217;un &#233;trange roman, roman moderne dont le h&#233;ros, face au monde infini, n&#8217;a plus que ce seul tourment &#171; de la cr&#233;ature condamn&#233;e &#224; &#234;tre seule et qui se consume en qu&#234;te d&#8217;une communaut&#233; &#187; (Lukacs, Th&#233;orie du roman).

J&#233;r&#244;me Diacre]]></description></item><item>		<title>L'illusion de la perspective</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=242</link>		<date>2020-06-01 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Vibulleillusion.jpg" align="left" hspace="5">-]]></description></item><item>		<title>Foncteur d'oubli</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=241</link>		<date>2019-09-18 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Foncteurvi.jpg" align="left" hspace="5">Avec

Atelier van Wassenhove, Nina Beier, Karina Bisch, Th&#233;ophile Blandet, Nicolas Boone, Marcel Broodthaers, Maurizio Cattelan, Etienne Chambaud, Bastien Cosson, Eric Croes, Jean Derval, Nathana&#235;l Dorent, Simon Dybbroe M&#248;ller, Diego Giacometti, Eileen Gray, Michel Herreria,  Agata Ingarden, Cooper Jacoby, Tarik Kiswanson, Max Lamb, Marie Lund, Robert Mallet-Stevens, Martinez Barat Lafore Architectes, M&#233;lanie Matranga, OrtaMiklos, Julien Monnerie, C&#233;cile Nogu&#232;s, Christopher Orr, Rikkert Paauw, Gaetano Pesce, Studio Anne Holtrop, Naoki Sutter-Shudo, Oscar Tuazon, Octave Vandeweghe, Rapha&#235;l Zarka, expressions naturelles, c&#233;ramiques d&#8217;une collection priv&#233;e

 

Commissaire de l&#8217;exposition : Beno&#238;t Maire

Sc&#233;nographie : Ker-Xavier

 

L&#8217;artiste Beno&#238;t Maire est invit&#233; &#224; l&#8217;automne 2019 en tant que commissaire au Plateau pour concevoir une exposition collective.

Beno&#238;t Maire propose une exposition rassemblant artistes, designers et architectes, qui envisage, &#224; partir de leurs modalit&#233;s d&#8217;usage, les rapports de l&#8217;art au design et &#224;
l&#8217;architecture et r&#233;examine le postulat selon lequel les arts sont libres et les objets de design sont contraints &#8212; du fait de leur utilit&#233; fonctionnelle.

Le titre de l&#8217;exposition Foncteur d&#8217;oubli, en r&#233;f&#233;rence &#224; une op&#233;ration math&#233;matique qui d&#233;place les objets d&#8217;une cat&#233;gorie &#224; une autre en &#171; oubliant &#187; certaines de leurs propri&#233;t&#233;s, &#233;voque ici la porosit&#233; existante entre objets d&#8217;art, de design ou d&#8217;architecture et le basculement qui peut s&#8217;op&#233;rer d&#8217;une classification &#224; l&#8217;autre, notamment au regard de ce principe de fonctionnalit&#233;.

&#192; partir des designers et architectes li&#233;s au mouvement moderniste, tels qu&#8217;Eileen Gray ou Robert Mallet-Stevens, alliant recherche esth&#233;tique et exigence de fonctionnalit&#233; dans une qu&#234;te d&#8217;oeuvre d&#8217;art totale et de leur influence sur de nombreux artistes contemporains empruntant &#224; ces avant-gardes historiques du XX&#232;me si&#232;cle, l&#8217;exposition r&#233;v&#232;le la perm&#233;abilit&#233; des disciplines et met en sc&#232;ne leurs correspondances &#224; travers une sc&#233;nographie &#224; dimension tr&#232;s architecturale sign&#233;e Ker-Xavier.

Les jeunes designers pr&#233;sents dans l&#8217;exposition mettent l&#8217;accent sur la dimension cr&#233;ative du design et le caract&#232;re unique et non-reproductible de certaines pi&#232;ces, qui, d&#232;s lors, s&#8217;apparentent &#224; des oeuvres d&#8217;art.

De leur c&#244;t&#233; les artistes s&#8217;int&#233;ressent aux objets de notre quotidien, brouillent les fronti&#232;res et mettent en exergue l&#8217;ambigu&#239;t&#233; de notre relation aux biens de consommation (Simon Dybbroe M&#248;ller, Nina Beier), s&#8217;attachent &#224; la dimension fonctionnelle ou d&#233;corative de l&#8217;oeuvre et &#224; son rapport &#224; la production s&#233;rielle ou &#224; l&#8217;artisanat (Karina Bisch, Eric Croes), ou encore questionnent la nature de l&#8217;oeuvre d&#8217;art et sa relation aux objets naturels (Etienne Chambaud), en examinant notamment la r&#233;currence des formes dans l&#8217;histoire de l&#8217;art (Rapha&#235;l Zarka).

De m&#234;me, les architectes portent leur attention sur l&#8217;exp&#233;rience de la mati&#232;re, transposant leur r&#233;flexion sur l&#8217;espace public &#224; la sph&#232;re priv&#233;e et aux usages de la vie quotidienne.

Qu&#8217;ils soient contemporains ou historiques, les objets r&#233;unis dans l&#8217;exposition sont r&#233;alis&#233;s par des cr&#233;ateurs qui portent un m&#234;me int&#233;r&#234;t &#224; la mati&#232;re et au signe.]]></description></item><item>		<title>Ar&#232;ne des langages</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=239</link>		<date>2018-11-08 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Vuepetitearenelangage.jpg" align="left" hspace="5">L&#8217;univers de Michel Herreria est peuple&amp;#769; de figures, de personnages, ou&amp;#768; se me&amp;#770;lent des gestes maladroits, des accidents infe&amp;#769;conds ou d&#8217;e&amp;#769;tranges fascinations pour des objets du quotidien&#8230; comme en une sorte d&#8217;aventure humaine a&amp;#768; mi-chemin entre l&#8217;e&amp;#769;tude entomologique et la chore&amp;#769;graphie de spectres e&amp;#769;tranges et attachants. La couleur est profonde et intense ; elle structure les espaces et les formes. Les lignes, faussement claires, parfois comme en re&amp;#769;serve, tracent les pourtours de corps et d&#8217;actions inde&amp;#769;cis. Re&amp;#768;gne un climat de parodie dans une are&amp;#768;ne de malheureux indolents.

Pour cette exposition a&amp;#768; la Galerie Eponyme, Michel Herreria joue avec les e&amp;#769;chelles et sollicite la pre&amp;#769;cision du regard. Entomologiste : une se&amp;#769;rie de 45 &#171; grandes peintures de petits formats &#187; pre&amp;#769;sentent un ensemble de situations dans lesquelles les espaces et les corps surgissent par l&#8217;intensite&amp;#769; de la couleur. Chore&amp;#769;graphe : 9 peintures sur papiers maroufle&amp;#769;s proposent une expe&amp;#769;rience plus the&amp;#769;a&amp;#770;trale ou&amp;#768; des corps, des figures s&#8217;animent pour un balai de&amp;#769;risoire et me&amp;#769;lancolique. Des expe&amp;#769;rimentations de pliages jalonnent et ponctuent l&#8217;exposition : espaces sce&amp;#769;niques fixe&amp;#769;es au mur ou&amp;#768; se re&amp;#769;ve&amp;#768;le la fragilite&amp;#769; et l&#8217;e&amp;#769;le&amp;#769;gance d&#8217;un jeu de dessins en ombres porte&amp;#769;es.
Contes philosophiques, peintures parie&amp;#769;tales, e&amp;#769;tudes pour dispositifs sce&amp;#769;niques&#8230; les &#339;uvres picturales de Michel Herreria proce&amp;#768;dent d&#8217;un langage qui murmure plus qu&#8217;il ne signifie, qui chantonne plus qu&#8217;il ne proclame.

Je&amp;#769;ro&amp;#770;me Diacre]]></description></item><item>		<title>LE DEPEUPLEUR Variation autour du texte de Samuel Beckett</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=238</link>		<date>2018-11-03 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/viminidepeupleur.jpg" align="left" hspace="5">Commissariat: J&#233;r&#244;me Diacre
L&#8217;exposition autour du D&#233;peupleur de Samuel Beckett propose de confronter un texte, une &#233;criture, avec des univers plastiques. Beckett est un choix qui correspond &#224; une atmosph&#232;re g&#233;n&#233;rale dont on peut l&#233;gitimement dire qu&#8217;elle souligne tout &#224; la fois notre pr&#233;sent, sa r&#233;alit&#233; et les fictions qui le traversent. 
Incipit du texte : &#171; S&#233;jour o&#249; des corps vont cherchant chacun son d&#233;peupleur. Assez vaste pour permettre de chercher en vain. Assez restreint pour que toute fuite soit vaine.&#187;
Dessins, peintures, photographies, vid&#233;os et installations reprennent cet univers de corps &#224; la d&#233;rive dans un espace contraint.

Pierre Besson
J&#233;r&#233;mie Bruand
Bernard Calet
Franck Charlet
Sammy Engramer
Michel Herreria
Olivier Nottellet
Silvana Reggiardo]]></description></item><item>		<title>Miroir d'hoirzon</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=237</link>		<date>2018-10-28 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/vimiroirdhorizon.jpg" align="left" hspace="5">Le miroir d&#8217;horizon est une image mat&#233;rielle. C&#8217;est une invitation pour notre oeil &#224; rebondir vers le ciel &#224; plonger en haut. Les anciens tra&#231;aient dans l&#8217;air un cadre et lisaient l&#8217;avenir dans le vol des oiseaux au sein de ce temple imaginaire. L&#8217;invention de Michel Herreria fait descendre cette figure des nu&#233;es. L&#8217;image mat&#233;rielle du miroir et l&#8217;image formelle glissent l&#8217;une sur l&#8217;autre, l&#8217;une dans l&#8217;autre. Nous sommes l&#224; &#224; essayer de saisir cette g&#233;om&#233;trie incertaine et toutes les f&#233;eries qui s&#8217;y jouent. C&#8217;est une machine &#224; r&#234;veries, &#224; illusion, qui vient trouer litt&#233;ralement l&#8217;image reposante du lieu et cr&#233;e une incertitude dans la perception de ce bel agencement. Un trouble qui ravive ce que par habitude nous ne savons plus voir et rend tangible ce que pourtant on ne voit pas.
Commissaire : Jean-Fran&#231;ois Dumont
]]></description></item><item>		<title>Les communs</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=240</link>		<date>2018-10-09 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/Viebonne.jpg" align="left" hspace="5">Ensemble de 5 peintures]]></description></item><item>		<title>Carnets</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=236</link>		<date>2018-07-13 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/vicarnetgeneve.jpg" align="left" hspace="5">Deux carnets, papier blanc cre&amp;#768;me-dessins feutre noir-noir et blanc-15X20cm.
Exposition collective d'artistes qui ont dans leur pratique r&#233;guli&#232;re l&#8217;usage du carnet.
En partenariat avec:
R&#233;seau documents d&#8217;artistes (reseau-dda.org)
Fondation genevoise Pacifique (fondationpacifique.ch)
Le Gr&#252;tli - Centre de production &amp; de diffusion des Arts vivants (grutli.ch)]]></description></item><item>		<title>Droit des Perch&#233;s</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=235</link>		<date>2018-02-12 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/BVIcap.jpg" align="left" hspace="5">Exposition : la production de prototypes d'affiches anim&#233;es - courts films d'animation de dix secondes dans lesquels le son est remplac&#233; par des textes litt&#233;raires -  et de dessins num&#233;riques qui seront diffus&#233;s sur le grand &#233;cran du Hall de l'Arsenal sous le titre &quot;Droit des perch&#233;s&quot;. Produites par l'Universit&#233; Toulouse Capitole et les &#233;ditions le Bleu du ciel, avec l'artiste Michel Herreria et Didier Vergnaud (directeur du Bleu du ciel), ces oeuvres num&#233;riques in&#233;dites puisent leur inspiration dans les travaux de recherche en sciences sociales men&#233;s au sein de l'Universit&#233; Toulouse Capitole, dans son magazine scientifique Comprendre pour entreprendre et dans les rencontres fructueuses avec deux juristes du campus, C&#233;line Castets-Renard (IRDEIC) et Mathieu Touzeil-Divina (IMH). Elles viennent ainsi op&#233;rer un &#233;change entre les chercheurs de l'universit&#233;, les po&#232;tes et les plasticiens, enrichissant l'interface Art et Sciences. En collaboration avec le Collectif Sapin.]]></description></item><item>		<title>Peindre pour ne pas &#234;tre consol&#233;</title>		<link>http://www.michelherreria.com/home.asp?id=232</link>		<date>2017-09-12 00:00:00</date>		<description><![CDATA[<img src="http://www.michelherreria.com/u/t/v/viconsole.jpg" align="left" hspace="5">Le critique d&#8217;art J&#233;rome Diacre &#233;crit &#224; propos de son oeuvre &#171; D&#8217;une mani&#232;re ou d&#8217;une autre, les personnages de Michel Herreria semblent &#233;gar&#233;s dans un lieu qui ne leur est pas propice, m&#232;nent des actions dont le sens para&#238;t leur &#233;chapper, se rassemblent p&#233;niblement autour de leur propre division.../&#8230;les agissements sont de courte port&#233;e ; l&#8217;espace est restreint et les mouvements des corps circonscrits par des gestes simples. &#187; Dans ces trois toiles qui explorent notre rapport &#224; la d&#233;mocratie, il n&#8217;y a &#171; pas de vell&#233;it&#233; &#224; &#233;crire de nouveaux syst&#232;mes ou de grands livres &#187; mais se fait jour l&#8217;id&#233;e d&#8217;une &#171; conscience du commun &#187;, peut-&#234;tre laborieuse. &#171; Comment nous situer les uns par rapport aux autres dans une confiance r&#233;ciproque ? &#187; demande l&#8217;artiste. &#171; La question de l&#8217;espace d&#233;mocratique est li&#233;e &#224; la capacit&#233; d&#8217;une soci&#233;t&#233; &#224; construire un haut niveau d&#8217;espace critique partag&#233; &#187;, avec toutes les ambigu&#239;t&#233;s de l&#8217;espace commun et de la parole d&#233;mocratique. Sous-jacente, la question des &#339;uvres devient alors celle de la d&#233;mocratie m&#234;me dans sa crise actuelle. D&#232;s lors demandent-elles : &#171; Comment r&#233;g&#233;n&#233;rer une mani&#232;re de co-construire ? &#187;]]></description></item></channel></rss>